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Enfants des rues, victimes de sévices, abandonnés, enfants exploités sexuellement, au travail, esclavagisme, jeunes mineurs délinquants, filles des rues, petites bonnes, droits de l'enfant |
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Le travail
des enfants
Le très faible niveau socio-économique des familles oblige
les parents à engager leurs enfants dans le travail à des
âges précoces. Il est à noter, que l'initiative de
travailler vient parfois de l'enfant qui démarche seul les divers
artisans. L'école ne représentant pas une alternative sûre,
l'autonomie financière rapide via un emploi, lui permettrait de
se prendre en charge et de soutenir sa famille. Malheureusement, ce
soi-disant apprentissage est une véritable exploitation de l'enfant
:
- Age : 7 à 14 ans
- Domaines : mécanique, tapis, agriculture, élevage, travail
domestique
- Pas de contrat
- Tâches pénibles : lourdes charges, postures fatigantes,
long trajet
- Pas de dispositifs sécuritaires de protection (tenue de travail
spécifique, masques, gants, casque, lunettes
)
- Manipulation de produits dangereux, inhalation de gaz toxiques
- Conditions de travail " esclavagistes " : repos inexistant
ou limité (1 heure par jour et 1 jour par semaine), horaires draconiens
(7 h à 19-20 h ; parfois travail de nuit), hygiène nulle,
dures conditions climatiques (travail rural, en plein air quelle que soit
la saison)
- Rémunérations ridicules, frais de nourriture déduits
- Relation enfants-employeurs orageuses : insultes, réprimandes,
coups ( gifles, coup de poing, fouet..)
- Pas de programmes parallèles (alphabétisation ou formation)
- Temps d'apprentissage long, monotone
- Pas de garantie de métier futur
- Retentissement majeur sur la croissance et la santé
des enfants : retard de croissance, dermatoses, plaies infectées,
atteintes pulmonaires, accidents de travail
- Aucune couverture sociale : pas d'assurance. Si le jeune présente
un problème de santé quelconque ou est accidenté
sur son lieu de travail, il est immédiatement renvoyé
sans aucun dédommagement
- Le travail domestique, quant à lui, est carrément
hors contrôle : les petites bonnes font partie de "
la culture marocaine " . Elles sont exploitées sans aucune
vergogne, de l'aube au crépuscule, se réveillant avant la
maisonnée et s'endormant longtemps après. Les conditions
de vie sont souvent inhumaines : pas de repos, tâches pénibles,
coups, tonsure, insultes, viols
.
Les rémunérations ( 150 Dhs à 300 Dhs par mois,
soit entre 15 et 30 Euros), sont perçues directement par les parents.
Ce " trafic " très lucratif est bien organisé
: agents voire bureaux de placement, faisant le lien entre les familles
très souvent rurales des " victimes " et les futurs
" Exploitants ".
Le code du travail de l'enfant a été élaboré
mais toujours pas amendé.
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Annaelle , message posté le
11 Sep, 2003 - 15:42
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| Bonjour
Je fais des recherches sur le travail des enfants au maroc, et sur les enfants des rues, j'aimerai ke vous m'aidiez en m'envoyant vers mon adresse e-mail: annaelleo@hotmail.com, toute les information ke vous possédez dans ce domaine, Merci d'avance |
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Jacques Demange , message posté le
23 Jun, 2003 - 10:07
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| Le sort des petites bonnes est effrayant. Elles sont en fait vendues comme esclaves par leurs parents. Il me semble qu'il y a dans la tradition musulmane une interdiction d'enterrer les fillettes vivantes (ce qui est le cas, leur vie étant brisée dès le départ) et une obligation aussi de se comporter avec douceur avec les esclaves. On est loin du compte ! Votre combat est noble. Il faut l'intégrer dans un combat plus global contre la misère, l'analphabétisme des femmes notamment, une autre éducation des enfants... |
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