Enfants des rues, victimes de sévices, abandonnés, enfants exploités sexuellement, au travail, esclavagisme, jeunes mineurs délinquants, filles des rues, petites bonnes, droits de l'enfant

 


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Enfants des rues

Absence d'alternatives :
l'école défaillante



Le manque d’alternatives est une des causes, et non des moindres, de l’accès à la rue. Parmi celles-ci, il faut citer : l’école, l’enseignement pré-scolaire, le troisième temps

1- l’Ecole
Son accès, malgré la gratuité, n’est pas donné à tout le monde : fournitures scolaires, vêtements…
Une fois cet obstacle franchi, l’enfant découvre son école :
· Classes surpeuplées
· Mobilier vieux, bancal
· Murs sales, parfois décorés en fonction de la bonne volonté de l’enseignant
· Cour dénuée de tout accessoire ludique
· Bibliothèque inexistante
· Sanitaires souvent insalubres
· Cantines souvent inexistantes ou non-fonctionnelles

En ce qui concerne les aspects pédagogiques :
· Programmes pédagogiques archaïques
· Instituteurs souvent démotivés
· Savoir souvent dispensé à coups de règles de bois
· Approche participative, pédagogie à la carte, développement de l’esprit d’analyse, créativité, dialogue élèves-enseignants, projets de classe : ne figurent pas dans le «lexique scolaire»

Les plus téméraires s’accrochent mais un autre obstacle surgit : qui va les aider à assurer correctement cette montagne de devoirs à faire à la maison ? Les parents ? S’ils sont analphabètes, la question ne se pose plus.

S’ils ont un degré de savoir, la supervision des devoirs se fait très fréquemment, à coups de ceinture.

La relation parents-enseignants se résume à des convocations émises par l’école, devant l’absentéisme ou les mauvaises notes de l’enfant. En ce qui concerne le savoir, nous constatons que, tant les parents que les enfants ne considèrent plus l’accès au savoir comme une priorité, prétextant l’important taux de chômage affectant les diplômés. L’apprentissage est largement encouragé. On constate de plus en plus, dans la même famille, un garçon scolarisé (exceptionnellement une fille), l’aînée des filles restant à la maison (assistante-maternelle), les autres garçons en apprentissage, les autres filles placées comme petites bonnes.

L’école rurale présente, quand elle existe, tous les aléas possibles et inimaginables :
· Très grande distance entre l’école et le douar
· Mixité, d’où le faible taux de scolarisation des filles
· Infrastructure rudimentaire
· Pas de programmes adaptés au contexte
· Enseignants mutés contre leur gré et peu enclin à se dépasser

Après l’enseignement primaire, les perspectives sont nulles. La réforme de l’enseignement, longtemps en gestation, n’a toujours pas vu le jour et ce malgré de beaux écrits (Charte Nationale d’Education et de Formation)

2 - l’enseignement pré-scolaire
Avant l’entrée au primaire (6 ans), l’enfant traîne dans les jupons de sa mère ou de sa sœur, ou encore dans la rue (seul espace ludique disponible et gratuit). Les jardins d’enfants, maternelles, toujours privés, sont une denrée rare dans les quartiers d’origine de ces enfants. Les écoles coraniques font partie du passé. La première enfance, étape capitale du développement psychomoteur (nombreuses acquisitions, socialisation) se déroule quasiment dans la rue, l’enfant livré à lui-même. Pas de guidance éducative, peu ou pas de références. Aucune préparation préalable à la scolarisation : l’école revêtira l’aspect d’une geôle pour un enfant habitué à une liberté, une vie sans horaires, sans règles.

3 - le troisième temps
Bibliothèques, espaces-jeux, lieux de rencontres ne font pas partie de l’environnement de ces enfants, la rue, de nouveau, remplissant ces fonctions. Pour l’heure, il s’agit d’un luxe inutile, dont les élus locaux font fi.



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sanaakassir@yahoo.fr , message posté le 15 Oct, 2003 - 15:19

le même message ci-dessous veillez me contacter au 06/66/14/22/46

mediation.claix@wanadoo.fr , message posté le 05 Sep, 2003 - 10:28

Bonjour, Chargés de la médiation et du développement de projets envers le public adolescent au sein d'une Mairie de l'Isère (France), nous souhaiterions mettre en place un projet de solidarité internationale au Maroc en juillet 2004. L'objectif est d'impliquer sur l'année une dizaine de jeunes ( 14-17 ans) à la collecte de materiels scolaires et de bricolage. De plus, nous souhaitons finaliser ce projet par l'acheminement et la distribution de ce materiel aux écoles Marocaines. Merci de nous informer au plus vite si un parteneriat ou une aide à la mise en place du projet est envisageable. Dans l'attente de votre réponse, veuillez agréer, Madame,Monsieur, nos sentiments distingués. Contact : 04/76/99/21/59 06/76/94/78/16


 
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